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Les boulettes de l’inbound marketing à la porte de Versailles

Publié le 3 avril 2018 par Joselito

Fin 2016, je me suis rendu au Social Selling Forum et j’ai rédigé un billet juste après, où je partageais mon sentiment assez mitigé sur cet évènement et voilà que début 2018, je me retrouve à animer des ateliers du SSF à Aix en Provence.

En 2017, j’arpentais les allées du salon e-marketing et un brin agacé j’ai rédigé un article où j’explique pourquoi je suis soulé par les démos de logiciels sur les salons « Le prochain qui me pitche, je lui colle une gifle » et voilà qu’un an après j’anime une conférence sur ce même salon.

Imaginez ma tête quand un ami m’a demandé si je voulais découvrir le salon de l’érotisme en octobre 2018 à Brest !

Blague à part, je vais vraiment animer une conférence lors du salon e-marketing qui se tient à la porte de Versailles le 11 avril de cette année.

Comment vous allez planter votre stratégie d’inbound marketing (ou pas) ?

C’est le titre de cet « atelier » au cours  duquel les intervenants vont nous dire comment éviter les boulettes classiques – et parfois mortelles – que commettent les apprentis inbound marketer.

Le concept a plus de 10 ans, nous avons depuis longtemps essuyé les plâtres et l’écosystème autour de l’inbound marketing est en train de se stabiliser. L’époque des early adopters est révolue et les premiers déçus de cette stratégie marketing commencent à faire entendre leurs voix.

100 % des marketeurs ayant tenté leur chance n’ont pas gagné.

Au-delà des discours et grands messes des éditeurs de logiciels de marketing automation et d’inbound marketing, il faut bien comprendre que cette stratégie ne répond pas aux enjeux de toutes les entreprises, qu’elle n’est pas aussi facile à mettre en œuvre que certains le prétendent et qu’il n’y a pas de baguette magique (et je m’y connais pourtant en magie) pour que d’un seul coup les courbes de vos reporting s’envolent aux cieux.

L’inbound marketing : Ce n’est pas pour les enfants !

Je le répète souvent et je ne sais pas si c’est de l’évangélisation ou si je deviens sénile ; l’ère de l’artisanat est passée et l’inbound marketing est un sujet de grandes personnes dorénavant.

C’est une stratégie dont la mise en œuvre nécessite beaucoup de ressources et de bonnes ressources. Si vous vous appuyez sur des amateurs le résultat va être à la hauteur de votre investissement.

C’est pourquoi il n’est plus envisageable de se lancer dans une démarche d’inbound sans avoir au préalable embarqué la direction et les personnes clés au sein de l’entreprise.

Il est très difficile de réussir sans disposer d’une bibliothèque de ressources qui répond au niveau d’exigence de votre audience (si vous en doutez, aller donc regarder cet article : http://www.influencia.net/fr/actualites/media-com,audace,lettre-ouverte-aux-annonceurs,8268.html)

L’inbound marketing c’est bien, la Demand Gen c’est mieux.

Vous ne pouvez plus faire l’impasse sur le fameux alignement marketing-vente. Faire évoluer l’un sans s’occuper de l’autre n’a pas de sens. Vous prenez le risque de déstabiliser vos interlocuteurs en leur proposant une expérience chaotique.

Je ne vois pas trop comment envisager la mise en œuvre d’une stratégie d’inbound marketing sans mettre autour de la table le marketing, les ventes et les managers en charge des collaborateurs en première ligne a minima.

L’inbound marketing est un pilier de l’expérience client en B2B.

Au même titre que le social selling, en B2B je considère l’inbound marketing comme un pilier de l’expérience client et c’est certainement pour cela que j’y vois autre chose qu’un simple moyen de communication habile avec ses futurs clients à travers les réseaux sociaux en poussant des articles stockés sur un blog (on est plus en 2006 hein !).

C’est une bonne façon d’embarquer vos collaborateurs dans une aventure qui va apporter une grande satisfaction à l’ensemble de votre écosystème si vous prenez le temps de faire correctement les choses.

Je n’en dis pas plus et vous invite à télécharger le livre blanc édité par Plezi et à venir à la rencontre d’experts comme Adeline Lemercier, Michel Brébion, Stéphane Truphème (mon père spirituel en inbound marketing) et Charles Dolizy le 11 avril au salon e-marketing à la porte de Versailles.

Joselito

Josélito arpente depuis bientôt 20 ans les chemins du commerce et du marketing B2B. Après plusieurs années au service des clients stratégiques de Bouygues Télécom, il est dans les premiers à faire le pari de l’inbound marketing en France. En 2014 il lance Huaira Kausay, une plateforme de services dédiée aux directions commerciales et marketing des PME qui souhaitent se lancer dans l’expérience client. Un coup de baguette magique et le voici chez Merlin/Leonard où il fait naître l’académie de l’expérience client et la Guilde qui accompagne les organisations dans la création et la mise en œuvre de plateforme d’expérience client. Quand il n’est pas au château avec Leonard ou dans sa cabane en forêt, il arpente le pays pour offrir conseil (et malice) aux reines, rois et chevaliers en quête du Graal de l’expérience client.