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Publié le 11 août 2016 par Joselito

Vos collaborateurs sont vos meilleurs vendeurs, vos meilleurs recruteurs, vos meilleurs ambassadeurs et ils devraient tous être sur les réseaux sociaux à titre professionnel pour porter haut et fort vos messages.

Pourquoi les trucs en social + ing sont des évidences ?

Social selling, social recruiting, social marketing, social detoxing (profitez des vacances pour essayer, c’est tendance). Bref au-delà de l’absence cruelle de créativité dans l’usage des mots il est un fait que nous ne pouvons ignorer ; une grande partie de l’activité d’une entreprise passe par internet et les réseaux sociaux.

Si vous vous interrogez sur l’opportunité d’y aller ou pas, j’ai une bonne nouvelle pour vous ; vous êtes bientôt en retraite !

La question n’est plus quand, mais bien comment et pourquoi.

Le pourquoi est assez facile. Vos prospects, futurs collaborateurs, clients, concurrents, partenaires, fournisseurs y sont.

Si vous évoluez en B2B et que vous décidez de lancer une opération de marketing de contenu, cette dernière sera diffusée sur les réseaux sociaux. La prospection téléphonique donne des signes de faiblesses ; utilisez les réseaux sociaux pro est la bonne approche.

Vos clients sont en recherche d’une expérience de qualité et d’une relation avec votre organisation via les réseaux sociaux.

Bref, c’est là que ça se passe et c’est maintenant.

Le comment se lancer dans le social selling, recruiting…est plus délicat

Une petite histoire de la vraie vie, ça vous tente ?

Il était une fois au sein d’une société d’informatique un Josélito super motivé pour mettre en place un workshop autour de Linkedin avec pour objectif de définir une charte de bonnes pratiques avec les collaborateurs et au final de faire progresser le business de cette société.

J’explique à la direction les avantages, je propose le workshop, et là…bim ! Coup de frein.

L’équipe dirigeante est ok sur le principe sauf qu’ils ne sont pas très chauds pour que les collaborateurs soient « visibles » sur les réseaux sociaux et deviennent « recrutéball ».

Nous sommes sur un secteur d’activité ou le recrutement est tendu, les profils sont hyper recherchés…bref c’est la guerre des talents !

Bien entendu je peux mettre en avant de nombreux arguments et expliquer que dans tous les cas, les recruteurs savent aujourd’hui solliciter les ressources latentes et démarchent les collaborateurs qui ne sont pas en recherche active.

Je peux jouer la mouche du coche en posant des questions innocentes : « Vous les payez aussi mal que ça vos collaborateurs ? »

Je peux enfin, la jouer prédicateur, en mode fin du monde : « Vous faites comme vous le sentez après tout…mais bon, si vous n’y allez pas, vous allez mourir dans d’atroces souffrances avant la fin de l’année. »

Il n’en demeure pas moins que je comprends la posture de mon interlocuteur.

Le marché dans lequel il évolue ne lui laisse que peu de marges de manœuvre en terme de tarification ; augmenter les salaires est difficile, trouver les bonnes ressources dans son bassin d’emploi est une vraie gageure.

Le rapport risques / bénéfices est défavorable.

Quelle solution pour ces sociétés qui volent « sous le radar » ?

A l’heure actuelle, je n’ai pas de solution toute faite à proposer.

Naturellement, j’ai tendance à penser qu’il faut laisser le marché fonctionner – et réguler ses imperfections – et dans ce cas précis de voir comment les collaborateurs vont réagir en voyant la direction se lancer sur les réseaux sociaux.

Au fil du temps, nous verrons au cas par cas comment les choses avancent.

La question est ouverte et s’il ne fait aucun doute que le social selling, et plus largement l’usage des réseaux sociaux dans un contexte professionnel est une bonne chose, il n’en demeure pas moins que dans certains cas le risque semble important au point de limiter les ardeurs des dirigeants.

Je veux bien un coup de main de votre part pour faire avancer ma réflexion sur ce point. Si vous avez un retour d’expérience, je suis preneur.

Joselito

Josélito arpente depuis 20 ans les chemins du commerce et du marketing B2B. Après plusieurs années au service des clients stratégiques de Bouygues Télécom, il est dans les premiers à faire le pari de l’inbound marketing en France. En 2014 il lance Huaira Kausay, une plateforme de services dédiée aux directions commerciales et marketing qui souhaitent se lancer dans l’expérience client. Un coup de baguette magique et le voici chez Merlin/Leonard où il accompagne les organisations dans la création et la mise en œuvre de leur plateforme d’expérience client. Quand il n’est pas au château avec Leonard ou dans sa cabane en forêt, il arpente le pays en conseillant le roi et ses chevaliers en quête du Graal de l’expérience client.