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Le mauvais marketing : les trois péchés mortels du marketeur

Publié le 29 juin 2018 par Nicolas Draps

Le Mercator est votre bible et Seth Godin votre guide spirituel. Vous êtes pétri·e de bonnes intentions mercatiques et déterminé·e à porter aux quatre coins de votre entreprise la bonne parole de la Religion du Client. Mais prenez garde aux travers du mauvais marketing auxquels d’innombrables missionnaires, et parfois les plus aguerris, ont succombé ! Voici trois erreurs fréquentes contre lesquelles vous devez vous prémunir.

Péché #1 : la flagornerie

Chercher à plaire au boss peut vous entraîner directement sur la pente du mauvais marketing. À moins que le boss soit l’incarnation de votre client type, votre buyer persona fait chair, il est fort peu probable que ce qui lui plaît convienne aussi à vos cibles. Les non experts ignorent ce qu’ils ignorent et, en marketing, les patrons ont tendance à croire que leurs « j’aime bien » ont une quelconque pertinence (ils en ont… pour faire du mauvais marketing !). Le marketeur doit faire preuve de courage et de patience pour expliquer que le marketing n’est pas juste là pour plaire en interne, mais avant tout pour atteindre des objectifs client précis.

« Les non experts ignorent ce qu’ils ignorent. »

Péché #2 : le mensonge

Pipoter le client vous expose à un immanquable retour de bâton. Si vous le prenez pour un gogo, il s’en rendra très vite compte et vous en voudra à mort. Avec sa confiance, c’est sa fidélité que vous perdrez… et, à l’heure des réseaux sociaux, il ne manquera pas d’en parler autour de lui. Le « bon marketing » adopte un discours cohérent avec la réalité de votre entreprise, de ses valeurs et de son offre. Il doit certes forcer le trait, souligner les bénéfices que peut attendre le client, mais sans inventer quoi que ce soit. Au-delà de son discours, c’est dans la pratique du marketing que les clients attendent honnêteté et transparence – par exemple dans la gestion de leurs données personnelles<.

Péché #3 : l’orgueil

Flash spécial : le marketing n’est pas le centre du monde ! Désolé de casser le mythe de façon aussi brutale, mais le marketing ne saurait, seul, changer la culture de votre entreprise. Le « mauvais marketeur » a tendance à rester dans sa tour d’ivoire en jetant un regard méprisant sur ses collègues qui n’ont rien compris aux clients ; notamment ces commerciaux qui ne sont pas capables de convertir les leads qu’ils reçoivent sur un plateau. Pourtant le marketeur n’est pas au dessus du lot ! Ce péché d’orgueil est mortifère pour trois raisons :

  • le marketing n’a pas le monopole de la connaissance client et sa vision doit être complétée par celle des autres services ;
  • le marketing ne doit pas oublier qu’il sert aussi des clients internes ;
  • pour être novateur et inventif, le marketing doit être le chantre de la collaboration et du partage des idées dans toute l’organisation.

Si vous vous sentez à l’abri des dérives citées plus haut, méfiez-vous de vous-même : le jeu de la « politique », les ambitions personnelles et les habitudes de fonctionner en silo peuvent très facilement masquer le bon sens. Restez intègre et vigilant pour ne pas tomber dans les travers du mauvais marketing. Faites du bon marketing avant tout (la recette du bon marketing est ici), votre carrière en sortira gagnante… et vos clients vous remercieront.

Nicolas Draps

Nicolas est tombé dans la marmite du marketing dès son école de commerce. Il a exercé ce métier dans la grande distribution, la banque et surtout l'assurance. L'écoute client, les enquêtes de satisfaction, il en a fait pas mal avant de se spécialiser dans le Web marketing lors de ses années américaines. Puis il s'est découvert une passion pour les outils de marketing automation, et, aujourd'hui, il accompagne les clients de Merlin/Leonard (plutôt grandes entreprises, souvent internationales) dans leur stratégie de demand gen. Il aime par dessus tout transmettre ses connaissances et favoriser l'échange de bonnes pratiques.